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Création de sites Internet et projets Web

La révolution Internet

On entend souvent dire que la téléphonie mobile est une révolution. Pourtant, à bien y réfléchir, le fait de téléphoner à une autre personne n'a franchement rien de révolutionnaire ni d'inédit. L'absence de fil ? Mouais ! Une révolution sur le plan social peut-être ? Disons plutôt, un phénomène social !

webdesignEn revanche, Internet est une vraie révolution à la fois technologique, sociale et même... politique.

Le monde dans lequel nous vivons a déjà considérablement changé sous l'influence d'Internet et nous ne sommes certainement qu'au début de sa transformation.

Comme dans toute révolution, il y a des excès, des aventuriers prêts à profiter du gogo crédule surtout lorsque ce dernier est un financier à qui l'on promet de multiplier les gains en un temps record. Souvenons-nous de la bulle Internet et de ces formidables start-up transformées en quelques mois en start-down !

Le développement de sites Internet n'a pas fait exception à la règle et a, lui aussi, été touché par cette vague de malhonnêteté. Il y a quelques années — en 2001 — un de mes élèves (à cette date, je dispensais de temps en temps des cours à des élèves de BTS) m'a montré le site Web de la société dans laquelle il faisait son stage. Ce site qui se réduisait à quelques pages, exhibait un style du dernier amateurisme : une véritable honte. Mais le plus scandaleux était le prix qui avait été payé au webdesigner, ce surdoué du développement Web : 30 000 F !

Heureusement, comme dans toutes les révolutions, arrive une époque où les choses rentrent dans l'ordre. L'offre se fait plus professionnelle, et la demande plus exigeante. Après les excès de la jeunesse commence l'âge de la maturité.

Une idée fausse et pourtant répandue

J'entends régulièrement dire que développer un site Web est facile. C'est bien simple, le fils de la voisine, qui a douze ans, a fait un site Web, pensez donc ma brave dame !

Il faut reconnaître que les sirènes du marketing s'acharnent à nous faire croire que grâce à tel ou tel logiciel, M. tout le monde va pouvoir réaliser de magnifiques sites Internet, ou bien encore dans un autre domaine, réaliser le tube de l'année ou le film du siècle.

Au delà de la publicité, il faut également mesurer le mal que les médias en général et la télévision en particulier, font à la création artistique, en propageant l'idée que tout le monde peut être artiste s'il le veut. Celui qui dit cela nie tout bonnement l'idée même d'art. Tout serait donc dans l'outil !

Dans ce domaine, il faut revenir à la réalité et se rendre compte que même le meilleur outil n'est rien sans la compétence, le talent et la sueur de celui qui l'utilise.

Il faut également se rendre compte qu'entre le site Internet du fils de la voisine et le site de la SNCF il y a le même écart qu'entre un skate-board et une Ferrari. Et pourtant les deux servent à se déplacer en roulant !

Le développement professionnel de sites Web exige un certain nombre de compétences :

90% des sites sont mal écrits

Le chiffre paraît énorme mais il est pourtant exact (source : Jeffrey Zeldman 2005).

Internet, comme toute discipline récente, évolue très rapidement et des choses qui étaient vraies hier ne le sont plus nécessairement aujourd'hui. Ayant atteint l'âge de raison, Internet impose aujourd'hui des standards dans la réalisation de sites Web. Les préconisations du consortium — connu par son acronyme — W3C font aujourd'hui force de loi ou plus exactement de norme. Même les navigateurs mauvais élèves au regard du W3C — qui a dit Internet explorer ? — font évoluer leurs dernières versions vers un respect toujours plus fort des recommandations de l'organisme.

Au cœur du mauvais usage de nos 90% de webdesigners, on trouve principalement la mise en page basée sur les tableaux imbriqués — une horreur en terme de balisage — le mélange à outrance de structure et de mise en forme et le recours excessif à javascript.

Tout cela n'est-il pas une querelle de chapelle me direz-vous ? Académisme contre pragmatisme ?

Non, il y a des raisons très objectives à la proscription du mauvais développement Web tel qu'exposé précédemment, parmi lesquelles : pages très lourdes à l'affichage, difficiles et dans certains cas impossibles à maintenir, non accessibilité et frein au référencement du site.

Pourquoi ces mauvais élèves du webdesign s'échinent-ils donc à ne pas respecter les standards ?

Tout simplement par paresse. Ils programment comme tout le monde le faisait il y encore quelques années et n'ont pas envie de réactualiser leurs compétences pour améliorer leurs sites. Il faut reconnaître que le respect des standards rend la tâche beaucoup plus complexe au Webdesigner. Le webdesign devient beaucoup plus pointu et laisse moins de place à l'amateurisme. Il faut donc un sérieux investissement personnel pour acquérir le savoir-faire nécessaire à l'écriture, préconisée par le W3C, des pages Web. Mais, à mon sens, le jeu en vaut largement la chandelle et c'est le choix que j'ai fait : un choix raisonné mais aussi un choix de passion.

Les bienfaits de la standardisation

Le respect des standards, qui passe notamment par le xhtml est le garant de la pérennité des sites Web dans les années à venir et assure la compatibilité avec les futures versions des principaux navigateurs.

Les pages ainsi créées sont bien plus faciles à maintenir. Une nouvelle charte graphique peut être appliquée très rapidement.

L'accessibilité permet aux gens ayant des problèmes de vue — ils sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense généralement et le vieillissement de la population ne contribue pas à faire baisser le chiffre — de ne pas être exclu d'un site et par ailleurs permet également un bien meilleur référencement des pages Web : et oui, les robots ou spiders utilisés par les moteurs de recherche ne savent pas traiter les images.

Une affaire de passion

D'aussi loin que je me souvienne, l'informatique a été une passion pour moi. C'est la raison pour laquelle j'ai fait des études d'informatiques qui m'ont values plus tard de faire carrière en tant qu'ingénieur chez Bull puis chez Thomson.

En parallèle à cette activité, je menais aussi une carrière de musicien. Compositeur de musiques instrumentales mais également chanteur, compositeur et bassiste d'un groupe rock.

J'ajoute que tout ce qui touchait à la création graphique me passionnait et occupait une place non négligeable de mon emploi du temps.

La France, contrairement à d'autres pays tels que les Etats-Unis, a une forte pratique de l'étiquetage. Dès que vous avez fait vos preuves dans un certain domaine, il est très malaisé de se faire connaître et surtout respecter dans un autre domaine. Vous êtes rapidement catalogué comme personne ayant tendance à la dispersion au mieux ou comme dilettante au pire. Je le sais car c'est un peu ce regard que je surprenais quelque fois dans l'œil bienveillant mais légèrement désapprobateur de tel ou tel ami.

Il n'y avait pourtant aucun doute en moi : toutes ces aspirations et compétences me semblaient logiques et je savais qu'elles trouveraient un jour prochain à s'exprimer simultanément.

C'est ainsi qu'Internet est apparu et avec lui, le développement de sites Web. Enfin un domaine qui exigeait des compétences et talents multiformes. Un esprit créatif mais structuré, des aptitudes au multimédia mais une programmation rigoureuse.

En 97, lorsque je m'intéressai au développement de sites Internet, je compris que tout ce que j'avais fait jusqu'à là menait inéluctablement au Webdesign. Une affaire de passion !

Small is beautiful

Dans certaines structures dédiées au webdesign, les différentes compétences se déclinent en autant de collaborateurs spécialisés formant une équipe solide.

Cette solution est efficace et adaptée à la réalisation de gros projets. En revanche, pour la réalisation de sites plus modestes — PME, professions libérales, associations — cette solution est particulièrement lourde et coûteuse.

En ce qui me concerne, je représente pour une entreprise, un interlocuteur unique capable de traiter tous les aspects de la réalisation d'un site Web. Cette structure individuelle est également le gage d'une grande réactivité et enfin, last but not least, d'un prix beaucoup plus abordable : je n'ai pas à payer les salaires d'un infographiste, d'un spécialiste de bases de données ou encore d'un programmeur. Small is beautiful est une formule qui résume bien cette situation !